SD L’Atelier obsidionial

Enseignant

Jean-Yves JOUANNAIS

L’objectif de ce séminaire sera de s’efforcer d’identifier, de nommer nos obsessions. S’attacher à découvrir les systèmes taxinomiques, les protocoles de collection (herbiers, graphiques, cabinets de curiosités, etc.), les modes d’accrochage les mieux adaptés à leur monstration.

Deux verbes sont issus du latin Obsidere : Assiéger et Obséder. Assiéger une ville c’est l’obséder. Être, en tant qu’individu, l’objet d’une obsession, c’est en être assiégé au même titre qu’une ville peut être soumise à un blocus. C’est une obsession qui possède les artistes. On peut tourner autour des idées. Elles constituent les éléments d’un paysage mental susceptibles de projection.

Il est permis de les envisager selon des perspectives dont nous demeurons les maîtres, de régler la distance qui nous en sépare. Nous demeurons libres face aux idées. Si l’obsession demeure une idée, son économie s’avère pathologique. Impossible de la tenir à distance. Elle enserre, assiège. Elle se révèle obsidionale. C’est l’obsession qui mène campagne, traduit toute initiative intellectuelle en termes de poliorcétique. L’art ne peut être qu’obsidional. Il sera question, dans l’Atelier obsidional, de Bouvard et Pécuchet, d’Aby Warburg, du projet de Musée des obsessions de Harald Szeemann, mais encore des Fous littéraires ou de Roman Opalka.

Évaluation

Fondée sur la participation active au séminaire et sur un exposé en cours.

Année d’études : 5

Les mardis de 14h à 17h amphithéâtre du mûrier

3, 17 et 31 octobre

14 et 28 novembre

12 décembre

9 et 30 janvier