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Communiqué de
presse
Cette exposition présente un ensemble d’une centaine de dessins d’architecture réalisés par les architectes français, lauréats du Grand Prix de Rome, pendant leur séjour à la Villa Médicis et conservés par l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts.
Les pensionnaires de l’Académie de France à Rome, sous la tutelle de l’Institut de France, étaient tenus de faire chaque année ces Envois, généralement de très grands dessins rehaussés d’aquarelle, représentant tout ou partie des ruines d’un monument ou d’un site antique, relevées de la façon la plus précise possible. L’architecte, s’appuyant sur l’analyse de ces « états actuels », ainsi que sur un certain nombre de témoignages historiques ou littéraires, devait également proposer une restitution graphique, « la Restauration » de l’édifice, le tout accompagné d’un mémoire manuscrit. Les Envois de quatrième année, qui portaient généralement sur un monument classique d’envergure, restaient la propriété de l’État pour être conservés à la bibliothèque de l’École des beaux-arts. Leur caractère pédagogique devait être ainsi un modèle pour les jeunes architectes élèves de l’École qui ne pouvaient accomplir le voyage en Italie. Cette tradition, née à la fin du XVIIIe siècle, à l’apogée du néoclassicisme, s’est poursuivie de façon constante jusqu’à la Première Guerre mondiale, puis de façon très irrégulière jusqu’en 1950.
Depuis 1981, l’École nationale supérieure des beaux-arts, en collaboration avec l’École française de Rome, l’Académie de France à Rome et l’École française d’Athènes, a entrepris la publication systématique de ces collections de dessins. Une série d’expositions, accompagnées de catalogues-inventaires thématiques, offrant au public l’ensemble des œuvres concernant un site ou une région, ont déjà été réalisées : Pompéi, travaux et Envois des architectes francais au XIXe siècle, Naples, Paris, 1981. Naples, Paris, Fondation Getty à Malibu ; Paris-Rome-Athènes, le voyage en Grèce des architectes français aux XIXe et XXe siècles, Paris, 1982. Paris, Athènes, Houston ; Roma Antiqua, Envois des architectes français (1788-1924), Forum, Colisée, Palatin, Rome, Paris, 1985. Rome, Paris ; Roma Antiqua, “ Envois ” degli architetti francesi (1786-1901), grandi edifici pubblici, Rome, 1992.
Italia Antiqua sera accueillie de juin à septembre 2002 à l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, avant une nouvelle étape aux Etats-Unis et au Japon.
Deux éditions, l'une en français, l'autre en italien, établies et coordonnées par Annie Jacques, conservateur en chef des collections de l’Ensba, en collaboration avec Catherine Virlouvet et Stéphane Verger, directeurs des études antiques à l’École française de Rome, rassemblent les contributions des meilleurs spécialistes ; chaque monument y est présenté par le ou les archéologues qui ont fait le point sur l’état des recherches. Chaque planche est analysée par rapport au contexte de l’époque et à celui des fouilles actuelles. Pour chaque Envoi, est évoqué le contexte de sa réalisation ; les jugements portés à l’époque par les membres de l’Institut sont retranscrits et tous les architectes font l’objet d’une notice biographique détaillée.
Commissaire : Annie Jacques, conservateur en chef
Scénographe : Jean-François Bodin, assisté de Marc Vallet
Signalétique : Béatrice C. Bodin et Yan Stive pour FBI
Exposition ouverte tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Droits d'entrée : 4 € ; tarif réduit : 2,5 €
Catalogues avec illustrations couleur
Responsable du service de la communication et des expositions : Laurence Maynier
Tél. : 01 47 03 50 74, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. laurence.maynier@ensba.fr
Chargée des expositions : Sophie Kaplan
Tél. : 01 47 03 50 72, Fax : 01 47 03 50 88, Mél. sophie.kaplan@ensba.fr
Dossier de presse en ligne sur http://www.ensba.fr
Paris, le 4 février 2002
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Exposition
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Liste des œuvres
Nord de l'Italie
- Brescia
Emile-James-Samuel Ulmann (1844-1902), Le Temple bâti par Vespasien, 1875, 22 dessins
- Vérone
Edmond-Jean-Baptiste Guillaume (1826-1894), Théâtre antique, 1860, 10 dessins
Environs de Rome
- Palestrina
Jean-Nicolas Huyot (1780-1840), Temple de la Fortune, 1811, 6 dessins
Guillaume Gillet (1912-1987), Temple de la Fortune, 1950, 4 dessins
- Terracina
François-Benjamin Chaussemiche (1864-1945), Temple de Jupiter Anxur, 1898, 5 dessins
- Cori
Théodore Labrouste (1799-1885), Antiquités de Cora, 1831, 13 dessins
- Tusculum
Tony Garnier (1869-1948), Etat actuel et restauration de la ville antique de Tusculum, 1904, 17 dessins
- Tivoli
Lucien-Tyrtée Van Cleemputte (1795-1871), Temple de la Sybille et de Vesta, 1821, 12 dessins
Charles-Alphonse Thierry (1830-1907), Temple d'Hercule, 1862, 11 dessins
Pierre-Jérôme-Honoré Daumet (1826-1911), Villa d’Hadrien, 1860, 8 dessins
Charles-Louis Girault (1851-1932), Villa d'Hadrien, 1885, 6 dessins
Pierre-Joseph Esquié (1853-1933), Villa adriana, 1887, 3 dessins
Louis-Marie-Henri Sortais (1860-1911), Canope de la Villa Hadriana, 1894, 14 dessins
Charles-Louis Boussois (1884-1918), Villa adriana, 1913, 12 dessins
- Ostie
Emile-Narcisse-Jacques Gilbert (1795-1874), Temple de Jupiter, 1826, 10 dessins
Pierre-Joseph Garrez (1795-1874), Port de Trajan, 1834, 9 dessins
Pierre-François-Paul André (1860-1930), Théâtre et Forum, 1890, 7 dessins
Environs de Naples
- Capri
Maurice Boutterin (1882-1970), Palais de Tibère, 1914, 7 dessins
- Pouzzoles
Augustin-Nicolas Caristie (1783-1862), Temple de Sérapis, 1817, 47 dessins
Sites du bassin méditerranéen
- Baalbeck (Liban)
Joseph-Louis-Achille Joyau (1831-1872), Temple d'Héliopolis, 1865, 13 dessins
Gaston-Fernand Redon (1853-1921), Temple de Baalbeck, 1888, 9 dessins
- Palmyre (Syrie)
Emile-Pierre Bertone (1867-1931), Temple de Baal-Schamin, 1897, 15 dessins
- Split (Croatie)
Ernest-Michel Hébrard (1875-1933), Palais de Dioclétien à Spalato, 1909, 12 dessins
Liste des architectes
Pierre-François-Paul André (1860-1930)
Emile-Pierre Bertone (1867-1931)
Charles-Louis Boussois (1884-1918)
Maurice Boutterin (1882-1970)
Augustin-Nicolas Caristie (1783-1862)
François-Benjamin Chaussemiche (1864-1945)
Pierre-Jérôme-Honoré Daumet (1826-1911)
Pierre-Joseph Esquié (1853-1933)
Tony Garnier (1869-1948)
Pierre-Joseph Garrez (1795-1874)
Emile-Narcisse-Jacques Gilbert (1795-1874)
Guillaume Gillet (1912-1987)
Charles-Louis Girault (1851-1932)
Edmond-Jean-Baptiste Guillaume (1826-1894)
Ernest-Michel Hébrard (1875-1933)
Jean-Nicolas Huyot (1780-1840)
Joseph-Louis-Achille Joyau (1831-1872)
Théodore Labrouste (1799-1885)
Gaston-Fernand Redon (1853-1921)
Louis-Marie-Henri Sortais (1860-1911)
Charles-Alphonse Thierry (1830-1907)
Emile-James-Samuel Ulmann (1844-1902)
Lucien-Tyrtée Van Cleemputte (1795-1871)
LES COLLECTIONS DE L’ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES BEAUX-ARTS
L’origine des riches collections de l’Ensba remonte à 1648, année de la création par Louis XIV de l’Académie royale de peinture et de sculpture, dont le fonds constitue une des sources essentielles. Lorsque le gouvernement de la Convention décide en 1793 de sa fermeture, l’établissement unique né de la fusion des écoles des anciennes académies, celle de peinture et de sculpture et celle d’architecture, deviendra l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts ; elle hérite à la fois des archives et des inventaires de l’Académie, d’un certain nombre de morceaux de réception gravés, des ouvrages et des dessins, des moulages rassemblés à des fins pédagogiques, des oeuvres primées au concours annuel du Grand Prix de Rome, etc. Un «Musée des Antiques», regroupant toute la collection des plâtres, est d’ailleurs ouvert au public en 1872, dans la cour du Palais des études, suivi quelques années après, par un Musée des moulages de sculptures médiévales et de la Renaissance française et italienne, dans la Chapelle de l’ancien couvent des Petits-Augustins. Le premier fonds de dessins est rattaché à l’enseignement de l’Académie royale et plus particulièrement à l’étude d’après l’antique et d’après le modèle vivant. Les dessins étaient exécutés lors des séances de travail dans les ateliers par les académiciens professeurs qui présidaient ; ils ont été conservés pour leur valeur exemplaire.
La construction achevée en 1872 de grandes salles d'exposition, du côté du quai Malaquais, a représenté un atout supplémentaire. C'est donc là qu'a lieu, en 1879, un événement marquant dans le domaine du dessin, la première exposition française uniquement composée d'oeuvres graphiques. « Aucune exposition temporaire, consacrée exclusivement au dessin, n'a encore eu lieu à Paris ; la curiosité se portant de préférence vers les oeuvres de la peinture, les organisateurs d'expositions, par une complaisance naturelle pour le goût dominant, ont toujours sacrifié le crayon au pinceau, le dessin au tableau, la pensée intime de l'artiste aux manifestations plus officielles de son talent » (in Catalogue descriptif des maîtres anciens exposés à l’Ecole des beaux-arts, Paris 1879, p. I). Cette manifestation eut beaucoup de succès. Le coup d'envoi des expositions de dessins était lancé. Dès lors, il n'est plus étonnant que certains prêteurs, quand ils souhaitèrent faire des legs à une collection publique, se soient tournés tout naturellement vers l'école.
- Ouvrages, estampes, dessins de maître et d’architecture, photographies, manuscrits, peintures et sculptures : plus de 300 000 oeuvres conservées à l’Ensba
La variété de l'iconographie est une des caractéristiques du fonds qui regroupe des livres illustrés, des ouvrages théoriques, des revues, des estampes, des manuscrits, des photographies et des dessins. Une autre caractéristique est la dominante de l'architecture, discipline majeure de l'Ecole (la section d'architecture regroupe plus d'étudiants que les sections de peinture et de sculpture réunies). Enfin, comme les bibliothèques des anciennes Académies, la bibliothèque a la mission de conserver les oeuvres primées aux concours du Grand Prix en peinture, sculpture et architecture et aux différents concours mensuels qu’organise l’établissement. Désormais, les travaux scolaires ne sont plus seulement gardés à titre d'archives, mais ils sont aussi montrés comme modèles de référence pour l'enseignement. A cela s’ajoute une véritable tradition de legs et dons qui a amplement contribué à enrichir ce fonds. Ainsi en 1924, les descendants de J. I. Hittorff (1790-1867) font don d'un remarquable ensemble d'albums de dessins d'architecture. En 1941, J.L. Vaudoyer donne les manuscrits des cours d'architecture de son arrière grand-père A.L.T. Vaudoyer (1756-1846), professeur, secrétaire et archiviste de l'Ecole au début du XIXe siècle.
La bibliothèque compte aujourd’hui plus de 120 000 ouvrages du XVIe au XXe siècle (comprenant 700 incunables provenant en majeure partie de la donation Masson) relatifs à l'enseignement de l'architecture, la peinture, la sculpture, le dessin et la gravure, ainsi que 900 titres de périodiques. Les séries les plus originales sont les revues d'architecture du XIXe siècle françaises et étrangères. L'architecture est particulièrement bien représentée avec un gros ensemble d'ouvrages, traitant de la théorie, de l'histoire, de l'urbanisme, des techniques de la construction, de la typologie des bâtiments. L'archéologie antique est également présente, ainsi que le domaine des techniques d'art dans les différentes disciplines enseignées traditionnellement par l’Ecole. Il faut signaler la série des livres de relations de voyages correspondant à la rubrique "géographie d'art" du catalogue de E. Vinet, première bibliothèque d’école et celle des traités d'architecture regroupant naturellement des ouvrages français et italiens mais aussi des publications allemandes, flamandes et néerlandaises rassemblées en particulier par Lesoufaché. Du fonds de l'Académie royale de peinture et de sculpture proviennent les exemplaires précieux de l'œuvre gravé de Hyacinthe Rigaud (1659-1743) ou d'Antoine Watteau (1684-1721), relié aux armes de Jean de Julienne, ou les grands recueils du Cabinet du Roy.
Les estampes représentent un ensemble d'approximativement 100 000 pièces du XVIe au XIXe siècle, classées thématiquement ou par artiste. Les xylographies, les clairs-obscurs et les gravures sur bois du XVIe siècle proviennent essentiellement de la collection Masson. Les 35 000 estampes de la collection Lesoufaché concernent surtout le domaine de l'architecture et de l'ornement. L'oeuvre complet de Théodore Géricault (1791-1824) fait partie de la collection Armand Valton, tandis que la série des oeuvres d'Albrecht Dürer ( 1471-1528) provient du legs Gatteaux.
Les 70 000 photographies datent principalement de la période 1850-1914. Montées autrefois en "reliures mobiles", elles étaient classées thématiquement avec des dessins et des estampes. Il existe un fonds de reproductions de peintures et de sculptures, mais le fonds topographique est le plus original. Il comprend des tirages d'Eugène Atget (1857-1927), Edouard Baldus (1813-1890), H.C. Delmaet (1828-1862) et L.E Durandelle (1839-1917), Charles Nègre (1820-1880), Charles Marville (1816-1879), etc. pour l'architecture française et de nombreux tirages de photographes français et étrangers concernant l'Italie, la Grèce, l'Egypte, le Bassin méditerranéen et le Moyen-Orient, ainsi que l'Europe et les Etats-Unis.
Il faut signaler le fonds du département de morphologie spécialisé dans la photographie scientifique, avec les travaux de Duchenne de Boulogne (1806-1875), Albert Londe (1828-1917) et Paul Richer (1849-1933). Les séries de dessins scolaires des XIXe et XXe siècle comptent plus de 3 000 pièces pour les peintres et les sculpteurs (perspective, figure d'après l'Antique et d'après le modèle). Les concours d'architecture (concours de Rome, Envois, concours mensuels, Prix de fondation) couvrent les XVIIIe, XIXe et XXe siècle jusqu'en 1968. Ils représentent à peu près 20 000 pièces où l'on trouve les noms de Charles Percier (1764-1838) et P.F.L. Fontaine (1761-1853), Henri Labrouste (1801-1875), Victor Laloux (1850-1937), Tony Garnier (1869-1948), etc.
Les dessins de maîtres proviennent des collections de l'Académie, large panorama de l'étude du nu aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les diverses donations de His de la Salle à Mathias Polakovits regroupent près de 9 000 pièces, dont certaines sont exceptionnelles ; écoles française, italienne et nordique (Le Primatice, Jacques Callot, Le Brun, Claude Lorrain, Nicolas Poussin, François Boucher, Théodore Géricault, Le Tintoret, Raphaël, Titien, Véronèse, Dürer, Cranach, Rembrandt, etc.). La collection Polakovits contient un beau fonds de paysages des XVIIe et XVIIIe siècles. A cet ensemble, s'ajoutent différents fonds d'atelier comme ceux de Henri de Triqueti (1802-1874), Alexandre Hesse (1806-1879), Alexis Depaulis (1792-1867), Alphonse Montfort (1802-1884), Edouard Bertin (1797-1871)...
Le noyau initial de la collection de dessins d'architecture est aussi celui de l'Académie royale, avec des oeuvres de Nicolas Le Camus de Mézières (1721-1789), Marie-Joseph Peyre (1730-1785) ou de Charles de Wailly (1729-1798), puis la série des projets d'architecture des concours de l'An II. A ce fonds se sont ajoutées les collections de Lesoufaché et Masson, spécialisées dans le dessin d'architecture et d'ornement du XVIe au XVIIIe siècle. Les fonds d’architectes du XIXe siècle sont souvent en relation avec leurs voyages d'études : la mission d'Abel Blouet (1795-1853) en Morée, le voyage de Jules Laurens (1825-1901) en Perse. Il existe quelques fonds spéciaux originaux comme la série des projets d'architecture métallique de Louis-Auguste Boileau (1812-1896). L'ensemble totalise plus de 10 000 pièces.
Le premier groupe d’un millier de manuscrits est celui des archives de l'Académie de peinture et de sculpture qui rassemble les procès verbaux, les inventaires, les conférences et notes inédites, la comptabilité de l'ancienne Académie royale. A ce fonds se sont ajoutées un certain nombre de pièces touchant à la vie de l'Ecole des Beaux-Arts ou à la vie artistique et architecturale du XIXe siècle, comme la correspondance de Charles Garnier, les papiers de J.-L. David (1748-1825), les mémoires inédits des Envois de Rome. Les 300 manuscrits à peinture forment un groupe à part. Ils proviennent principalement de la collection de miniatures en feuilles datant du XIIe au XVIIe siècle, rassemblées par Jean Masson.
La collection de quelque 3 000 peintures et sculptures regroupe les séries scolaires, Prix de Rome et concours divers, depuis le début de XVIIIe siècle jusqu'à 1968, ainsi qu'un certain nombre d'oeuvres, portraits et morceaux de réception des anciennes Académies. On y trouve les noms de Hubert Robert (1733-1808), Honoré Fragonard (1732-1805), J.L. David (1748-1825), J.A.D. Ingres (1780-1867) ou encore François Rude (1784-1855) et J.B. Carpeaux. Quelques oeuvres sculptées datent de périodes antérieures, c'est-à-dire le Moyen Age et la Renaissance française : ce sont des éléments qui étaient présentés dans l'ancien Musée des monuments français d'Alexandre Lenoir. Ce Musée avait été installé dans le couvent des Petits Augustins, de 1793 à 1815. Les éléments de sculpture abandonnés sur place avaient été réutilisés par Duban pour décorer la nouvelle Ecole des Beaux-Arts.
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Les artistes

Biographie des
artistes

Commissaire(s) de l'exposition
: Annie Jacques, conservateur en chef des collections de l'Ensba
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Annie Jacques est conservateur en chef du patrimoine, chargée des collections et de la bibliothèque de l'École nationale supérieure des beaux-arts.
Spécialisée dans le domaine de l’histoire de l’architecture du XIXe siècle, elle a organisé plusieurs expositions sur ce thème :
- Pompéi, travaux et Envois des architectes français au XIXe siècle, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, Naples, Malibu, 1981
- Paris-Rome-Athènes, le voyage en Grèce des architectes français aux XIXe et XXe siècles, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, Athènes, Houston, 1982
- Roma Antiqua, Envois des architectes français (1788-1924), Forum, Colisée, Palatin, Rome, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, 1986
- La Carrière de l'architecte au XIXe siècle, Paris, Musée d'Orsay, 1986
- Les Architectes de la Liberté, 1789-1799, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, 1989
- Roma Antiqua, “Envois” degli architetti francesi (1786-1901), grandi edifici pubblici, Rome, 1992.
Seule ou en collaboration, elle a notamment publié :
- Les Dessins d'architecture de l'École des beaux-arts, Tokyo, 1987
- Les Architectes de la Liberté, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes » , 1988
- Les Dessins d'architecture du XIXe siècle, Paris, Bibliothèque de l’Image, 1992
- Les Beaux-Arts, de l’Académie aux Quat’z’arts, anthologie historique et littéraire, Paris, Éditions de l’École nationale supérieure des beaux-arts, collection « Beaux-arts histoire », 2001
L’architecte, Jean-François Bodin
Né en 1946, Jean-François Bodin obtient son diplôme de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts UP6 Paris en 1974 puis ouvre son bureau d’architecture à Paris, l’année suivante.
En 1978, il s’associe avec Andrée Putman pour créer le studio d’architecture d’intérieur Ecart, puis en 1979, Ecart international spécialisé dans l’édition et la création de meubles. C’est en 1983 qu’il crée Bodin et Associés, bureau de design industriel et d’art graphique.
A partir de 1987, il remporte de nombreux concours comme ceux du Musée Matisse à Nice, des musées des beaux-arts de Cambrai, de Tourcoing et la même année, en 1992, les concours du Musée d’art moderne de la ville de Paris et du Musée Charles Nègre de Grasse.
En 1993, il est nommé rapporteur de la Commission architecture et design pour la Villa Médicis hors les murs et est lauréat du concours pour le Musée des sciences naturelles de Boulogne-sur-Mer.
L’année d’après, ce sont les concours pour le Château des Ducs de Bretagne et du Musée des beaux-arts de Honfleur qu’il remporte, tandis qu’il est nommé membre du conseil d’administration du Centre national des arts plastiques.
1995 le voit lauréat du concours du Musée des monuments français de Paris et 1996, lauréat du concours du Musée national d’art moderne, du Centre de création industrielle et de la Bibliothèque publique d’information du Centre Georges Pompidou à Paris.
En 1999, il remporte le concours d’architecture du Musée d’art contemporain de Rochechouart et en 2000, celui du Fonds régional d’art contemporain de Lorraine.
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Catalogue
Édition établie et coordonnée par Annie Jacques, conservateur en chef des collections de l’Ensba ; Stéphane Verger et Catherine Virlouvet, directeurs des études antiques à l’École française de Rome. Introduction d’Henry-Claude Cousseau, directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts.
Traduction de Rosella Pace et Vincent Jolivet.
Avec les contributions :
- des membres et anciens membres de l’École française de Rome : S. Agusta-Boularot, V. Challet, X. Dupré, N. Duval, P. Gros, M. Humm, V. Jolivet, N. Lubtschansky
- des membres des Surintendances du Latium et de La Campanie : B. Adembri, M. Bolla, F. Coarelli, A. Frova, F. Cairoli Giuliani, S. Gizzi, L. Paroli, P. Pensabene, F. Sirano, P. Sommella, P. Verduchi, F. Zevi
ainsi que de : A. Brucculeri, architecte-historien ; J. Guillemain, ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome ; S. Join-Lambert, conservateur au Musée des beaux-arts de Tours et P. Pinon, architecte et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique.
Italia Antiqua est le dernier volume qui clôt le cycle qui, en tant que catalogue-inventaire, aura permis de publier l’intégralité des dessins des Envois de Rome consacrés à l’Italie antique et conservés à l’Ensba. On y trouve, au nord de l’Italie, les sites de Brescia avec le temple bâti par Vespasien et le théâtre antique de Vérone. Les environs de Rome sont représentés avec le Temple de la Fortune à Palestrina, restauré au début du XIXe siècle par Jean-Nicolas Huyot (1780-1840) et un siècle et demi plus tard, en 1950, par Guillaume Gillet (1912-1987), et les Antiquités de Cora, restaurées en 1831 par Théodore Labrouste (1799-1885), le frère aîné d’Henri Labrouste, architecte de la bibliothèque Sainte-Geneviève et de la Bibliothèque nationale.
L’exemple de l’urbanisme d’une ville romaine archaïque a été étudié par Tony Garnier (1869-1948) à Tusculum. Les temples de Tivoli et surtout la Villa Hadriana, célébrée par tous les artistes depuis la fin du XVIIIe siècle, ont fait l’objet de plusieurs restaurations dans la seconde partie du XIXe siècle, dont celle de Charles Girault (1851-1932), l’architecte du Petit Palais. On trouve également, dans cette série consacrée à la région de Rome, le site de l’ancien port d’Ostie avec ses temples, son théâtre et son forum. La Campanie est illustrée par la restitution du Temple de Sérapis à Pouzzoles et par le Palais de Tibère à Capri. Enfin, les sites de Palmyre en Syrie, de Baalbeck au Liban et le Palais de Dioclétien à Split, sur la côte dalmate, ont été étudiés par Gaston Redon (1853-1921) ou Ernest Hébrard (1875-1933) et illustrent bien l’expansion de l’architecture romaine en Méditerranée.
420 pages, format : 21,5 x 23 cm
100 reproductions couleur, 150 reproductions noir et blanc
ISBN édition en français : 2-84056-107-7
ISBN édition en italien : 2-84056-108-5
Prix : 34 €
Diffusion Paris-Musées
28, rue Notre-Dame des Victoires, 75002 Paris
Tél. : 01 44 58 99 20, Fax : 01 47 03 36 44
Diffusion France : Actes Sud
Diffusion bibliothèques : La Documentation française
Distribution : UD-Union Distribution
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Informations pratiques
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Italia Antiqua
Du 12/02/2002 au 21/04/2002
Vernissage le 11/02/2002 à 18h00
Commissaire(s) : Annie Jacques, conservateur en chef des collections de l'Ensba
13, quai Malaquais, Paris 6e
ouvert tous les jours sauf le lundi, de 13h00 à 19h00
Métro Ligne 4 : Saint-Germain des Prés
Bus : 24 - 27 - 39 - 48 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
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